Madonna et Saintes-Vierges... le choc, l'attente, la fonction.



Kendell Geers est sud-africain. D'ici, chez lui, tout pourrait nous parler de l'Amérique du Nord. Au bout de ses origines, musical et gestuel, Kendell Geers est un "produit abandonné d’une expérience ratée, hybride de cultures et d’identités, contradiction dans les termes.» Ses Saintes-vierges, que j'ai pu voir notamment au Centre Georges Pompidou (exposition Dionysiac, 2005), dérangent et fascinent tant il est impossible de faire la part des choses... Une salle entière recouverte - sur ses trois murs - de femmes en noir et blanc, impressions précices mais dégoulinantes d'encre de chine et de vin, poses improbables et postures érotiques. Un regard que l'on pourrait croire cynique. Une beauté qui se révèle tout de suite. Une transposition, une conscience, un spectacle... intime au début, universel in fine. Kendell Geers n'a pas peur des ombres, il les dompte.


1 Comments:
Intéressant mais pourquoi un tel laisser aller? Elles auraient pu au moins s'épiller. On est loin de l'image de suave des "vierges" frèles et imberbes. Shocking!
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